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01.03.18

Les besoins grandissants en matière de backup ont profondément transformé le métier d’administrateur de sauvegarde. A mesure que les volumes de données augmentent et que les entreprises prennent conscience de l’enjeu stratégique que constitue la sauvegarde de leurs données, elles rehaussent leurs exigences. En conséquence, la tâche des professionnels de la sauvegarde devient de plus en plus complexe. Comment conserver un niveau de qualité optimal lorsque les volumes à traiter et la pression ne cessent de s’accroître ? Pour répondre à cette question, il convient, en premier lieu, de connaître les 3 pain points de la dernière génération de sauvegarde.

 

Comment bien maîtriser toutes les sources de données ?

La première problématique à appréhender pour les professionnels de la sauvegarde réside dans la maîtrise des différentes sources de données.

En effet, pour mettre en œuvre une stratégie de sauvegarde efficace, il ne suffit pas de copier les données d’un endroit vers un autre. D’abord, il faut connaître précisément les données qu’on manipule. Mais, surtout, il s’agit d’être capable de les restaurer.

Si la connaissance des données de l’entreprise passe par la cartographie, la maîtrise des processus de restauration réclame, quant à elle, une solide compréhension des différentes sources de données et de leur fonctionnement.

Or, dans des infrastructures de plus en plus complexes, les sources de données sont multiples :

  • Operating systems ayant chacun leur fonctionnement propre
  • Outils de virtualisation comme VMware
  • Applications diverses : bases de données, messagerie …

Les administrateurs de sauvegarde doivent donc non seulement avoir une vision globale de la topographie des données de l’entreprise, mais, pour pouvoir restaurer des bases de données de manière cohérente, ils doivent aussi connaître, d’un point de vue technique, les mécanismes individuels des différentes sources et leurs interactions.

Pour répondre à ces enjeux, les professionnels gagneront à

  • exercer une veille constante sur l’actualité des fournisseurs de solutions, les évolutions et les upgrades
  • anticiper les changements dans l’infrastructure

Le deuxième point est particulièrement sensible car tout ajout d’un nouveau serveur, d’un nouveau client ou d’une nouvelle application a une influence sur le backup. C’est la raison pour laquelle le marché s’oriente vers la détection automatique de nouveaux systèmes via l’intelligence artificielle.

 

Comment orchestrer les différents flux de données ?

La quantité de données à sauvegarder augmente constamment. Mais, dans le même temps, les ressources de backup ne sont pas étirables à l’infini. Aussi, pour éviter les perturbations, on ne sauvegardera pas toutes les données au même moment. Il appartient donc à l’administrateur de sauvegarde d’orchestrer les flux.

En pratique, l’organisation des flux de données s’apparente à un « Tetris », où il faudrait rentrer les différentes pièces dans une fenêtre de temps limitée, en fonction du RPO (Recovery Point Objective) que vous avez déterminé pour chaque type de données.

Ce qui rend la tâche d’autant plus complexe, c’est qu’avec des flux continus de données, une planification fonctionnelle à l’instant T ne le sera plus forcément quelques semaines plus tard. L’administrateur de sauvegarde doit donc continuellement se remettre en question et repenser son organisation.

La prise en compte grandissante des enjeux de sauvegarde accentue encore la pression. En effet, les entreprises établissent des SLA de plus en plus rigoureux avec des exigences accrues, notamment sur la fréquence des backups.

Pour optimiser leur gestion des flux, les professionnels de la sauvegarde doivent être capables de définir les priorités et d’utiliser à profit les technologies proposées par les fournisseurs d’infrastructures de backup. Ils doivent aussi comprendre et maîtriser les méthodes de réduction des données comme la déduplication ou la compression, qui permettent de réduire les espaces de stockage en supprimant les données redondantes.

Là encore, le marché s’oriente vers des solutions automatisées qui prendront en charge la planification et l’organisation des flux. Dans cette évolution, le rôle de l’administrateur consistera plutôt à définir les critères de déclenchement des processus de sauvegarde automatisés.

 

Comment réagir à la complexité croissante de l’infrastructure de backup ?

La troisième difficulté à appréhender, en matière de sauvegarde des données, c’est la complexité de l’infrastructure de backup. Cette complexité grandissante s’explique par trois facteurs :

  • les volumes de données à stocker ont augmenté de manière exponentielle au cours des 15 dernières années.
  • les entreprises définissent des SLA de plus en plus exigeants sur la fiabilité et la fréquence des backups.
  • en réponse, l’industrie du backup innove en permanence, crée de nouvelles solutions et de nouveaux protocoles.

Et, au milieu de tout cela, l’administrateur de sauvegarde doit trouver les réponses adaptées en un temps record. Les exigences sont telles qu’il lui faut parfois sauvegarder plusieurs centaines de serveurs en une nuit. En plus, il devra stocker ces sauvegardes sur différents supports, physiques ou dématérialisés, pour répondre à la règle des 3-2-1 !

Pour mieux appréhender cette complexité, il faut comprendre que le backup n’existe pas pour lui-même. Sa raison d’être, c’est de s’assurer que les données puissent être restaurées en cas de besoin.

Pour éviter toute perte de données, ou limiter au maximum son impact dans le temps, les entreprises exigent des processus qui minimisent les temps de restauration. Par conséquent, l’infrastructure de backup doit être au moins aussi redondante et robuste que la plus critique des applications de l’entreprise.

A l’avenir, l’enjeu majeur pour l’industrie du backup, sera de mettre un terme à cette course à la complexité. L’arrivée de solutions intelligentes, capables de détecter les nouveaux serveurs et de planifier les flux, va dans ce sens. Dans cette logique, le rôle de l’administrateur de sauvegarde consisterait essentiellement à définir des processus et à les communiquer à la machine.

Pour répondre aux exigences de la dernière génération de sauvegarde, il est impératif d’en comprendre les problématiques. Non seulement les administrateurs de sauvegarde doivent maîtriser les différentes sources de données et organiser les flux avec rigueur, mais ils doivent aussi appréhender des infrastructures de plus en plus complexes, tout en étant soumis à un niveau d’exigence accru. L’apparition de solutions automatisées permettra de déléguer une partie des tâches opérationnelles à une intelligence artificielle. Les professionnels de la sauvegarde pourront alors se concentrer sur les enjeux stratégiques de sauvegarde et de restauration des données.